Isolation

L'isolation des murs de la maison est réalisée en ouate de cellulose. Cela consiste à remplir les caissons de l'ossature, et pour cela on commence par fermer ces caissons avec un film respirant que l'on agrafe sur les montants en bois. Ce qui a été fait lundi 13 octobre avec Abricop, SCOP de construction et rénovation en matériaux naturels.

ABRICOP - ZI Les Curtillets - 39170 PRATZ - 03 84 42 39 14 - scop.abricop@laposte.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 30 octobre, l'installation de l'isolation se poursuit avec la fixation des tasseaux horizontaux qui maintiendront la ouate de cellulose insufflée.

Les 13 et 14 novembre, un des membres d'Abricop est venu insuffler la ouate de cellulose dans les caissons. Pascal a fait le manoeuvre pour remplir la machine. Cela dégage beaucoup de poussière de ouate mais ça ne gratte pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                         La machine                                                                                                 L'insufflation

Ici on voit le niveau de la ouate en cours de remplissage

 

La ouate vient de Suisse. C'est du papier journal trié à la main et recyclé. Elle est pure à plus de 99%. Elle est légèrement traitée au borate (sel de bore) pour éloigner les insectes et les rongeurs. D'autre part elle est ignifugée, classée M1 et résiste donc très bien au feu.

 

 

L'isolation de la toiture est en lainede bois. Elle a été posée par les charpentiers, en même temps que la toiture.

Sur cette photo on voit bien les différentes couches. En partant de l'extérieur on voit les tuiles en rouge, le liteau qui tient les tuiles, puis le pare-pluie en bois compressé et paraffiné de 2,5 cm, puis 10cm d'isolation en laine de bois. Ensuite il y a les voliges en planches d'épicéa de 2,7 cm, puis entre les poutres, 20 cm de laine de bois. Soit un total de 35 cm d'isolation. Vient ensuite le film pare-vapeur, posé lui aussi par les charpentiers. Il me reste à poser des tasseaux afin de créer un vide d'air où circuleront les gaines électriques, puis la finition. Ce sera soit de la frisette en épicéa, soit des plaques de Fermacell (similaire au placoplâtre mais en gypse pure, sans adjonction de saletés diverses).

Cette photo a été faite à l'endroit où passeront les conduits de cheminée, les solins n'étant pas encore posés.

En ce joli mois de mai 2009, je pars à la chasse aux entrées clandestines d'air qui viennent sans aucune autorisation, et font terriblement baisser le rendement énergétique de la maison. Pour cela j'utilise des rouleaux de laine de chanvre de 10 cm d'épaisseur, 5 mètres sur 60 cm de large, densité 30 kg/m²,  conductivité thermique de 0,041 W/m.C°, et aussi un mélange de fibres de chanvre et de bois (marque Passivflex), panneaux de 60 x 120 cm, épaisseur 6 cm, densité 45 kg/m², conductivité thermique 0,038 W/m.C°. Le plus difficile est de découper ces matériaux, j'ai essayé plusieurs méthodes et j'ai adopté la plus efficace : la disqueuse. J'utilise pour cela un disque mince pour couper l'inox, ceci sur une disqueuse de 125 mm.

 

 

 

 

 

 

 

J'ai ainsi comblé les espaces au dessus des caissons des volets roulants qui n'ont pas été isolés avec la ouate de cellulose. J'ai mis deux fois 10 cm de laine de chanvre, puis j'ai recouvert le tout plus le caisson du volet roulant avec un panneau en passivflex de 6 cm, avant de mettre le lambris.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 A l'étage, il a fallu isoler toutes les entrées d'air, fort nombreuses, notament autour des vélux. J'ai donc bourré les espaces avec de la laine de chanvre déchirée pour la faire pénétrer dans les interstices multiples. Puis j'ai mis du collant pour fermer les toiles pare-vapeur.

Le collant utilisé n'est sans doute pas de bonne qualité, mais j'ai de très grands doutes sur l'efficacité dans le temps de n'importe quel adhésif. Certains dureront 6 mois, d'autres 1 an, 2 ou 3 ans pour les meilleurs, et après ? C'est pour cela que j'ai préféré mettre du bas de gamme et je vais tâcher de bien fixer l'ensemble avec l'habillage des cloisons que je vais faire en placo. On peut aussi mettre des agrafes quand on est en contact avec du bois.

Depuis, à l'étage, c'est le silence total ! On n'entend plus rien. Si la voisine passe la tondeuse à gazon, il faut ouvrir une fenêtre pour l'entendre.

Lorsque l'on fait ces travaux d'isolation, on mesure la différence entre une maison dont on maitrise la construction et une autre fabriquée par un constructeur : comment être rentable en faisant cette chasse aux entrées d'air? comment faire un devis pour prévoir tout cela ? C'est dans ces instants que l'on est content de faire les finitions soi-même.

Je reviens sur le placo qui sera mis sous la toiture. J'ai écrit plus haut que je mettrai du lambris ou du fermacell. Finalement ce sera du placoplâtre pour la raison suivante : une étude allemande a été faite montrant que le placoplâtre de Lafarge n'est fait qu'avec du plâtre neuf, sans aucune récupération, et il a un bilan écologique équivalent au Fermacell de chez Xella. Seul le prix diffère, le placoplâtre est beaucoup moins cher. Donc, j'ai acheté des plaques de placoplâtre Lafarge, en dimension 250x60 cm, plus facilement manipulables. Evidemment, en achetant du Lafarge, on privilégie une entreprise qui par ailleurs brûle plein de déchets pour mettre dans le ciment. Mais le jour où je jouerai au loto et si je gagne, on verra....

Mercredi 10 février 2010. A propos d'isolation, j'ai appris récement que l'isolant "standard" utilisé dans beaucoup de maison, la laine de verre pour être précis, a tendance à se tasser à la longue. Un artisan m'a affirmé qu'au bout de 20 ans, la laine de verre est totalement tassée, et son pouvoir islant devient quasi nul. En effet l'isolation est dûe aux couches d'air supperposées et celles-ci tendent à disparaître à la longue pour la laine de verre ou de roche. Pour la laine de bois, les fibres ne subissent pas ce tassement dans le temps. Elles résistent au tassement, comme toute fibre de bois, et l'effet isolant dure. Finalement l'investissement initial est rentabilisé à long terme.

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires (1)

1. faure 07/05/2009

C'est encore moi...si je suis penible, n'hesitez pas à le dire, je n'en serai pas vexé...
JE ne trouve que peu de reference à bois compressé : s'agit il d'un OSB, de tri pli (3 couches de bois entre croisés et colles) ou d'un autre materiaux ?

Par ailleurs j'ai suivi vos conseils et envoyé un message à abricop.

Je pense avoir encore des questions cons à poser

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