05 - Isolation de la maison

L'isolation ne se voit pas, on la cache ! obligé d'ouvrir pour la découvrir !
Voici un poste à ne pas négliger. On peut refaire la décoration, on peut refaire un carrelage, on peut changer des fenêtres, mais l'isolation doit être prévue dès la construction. On peut bien sûr remettre une couche d'isolant depuis l'éxtérieur, mais cela revient très cher pour un résultat pas toujours à la hauteur en rapport avec l'investissement : cela coûte moins cher de le prévoir dès la construction.
Nous avons prévu, dès le départ, d'utiliser la laine de bois pour la toiture avec 20 cm puis 30 cm en trois couches croisées. On ajoute 2,7 cm de volige et 2,5 cm de panneau de bois compressé parrafiné (pare-pluie), cela fait 35,2 cm d'isolation en toiture. Ce sont des isolants perspirants, laissant passer l'humidité et l'air, mais étanches à l'eau et au vent. Pour le premier devis nous n'avions prévu que 20 cm de laine de bois, et pour un surcoût de 3770 € HT nous avons ajouté 10 cm d'isolation (=4524 € TTC).
.Pour les murs nous avons choisi la ouate de cellulose, elle aussi perspirante. En 2026 nous n'avons pas d'humidité dans la maison, pas de moisissure, pas de trace sur les murs ou plafonds. Et nous avons abandonné la VMC (même à double flux, comme on l'avait prévue, achetée puis revendue), ouvrir les fenêtres est beaucoup plus sain, et très économe en énergie : pas d'électricité, pas de rejet continu de chaleur vers l'extérieur. Et dans la maison, nous n'avons jamais de buée sur les fenêtres, le taux d'humidité est même excellent (moins de 55%, mais plus de 30%). Donc il y a 25 cm de ouate de cellulose, plus 2,7 cm de caisson bois extérieur, puis 2,5 cm de bardage extérieur, puis 1,2 cm de volige intérieur, soit au total 31,4 cm d'isolant pour les murs, plus les vides d'air.
Quelle hérésie d'avoir une maison étanche à l'air et d'être obligé de ventiler, c'est à dire de jetter de la chaleur toute la journée, donc de l'énergie, à l'extérieur et faire entrer de l'air plus froid et plus humide à la place.
L'isolation des murs de la maison avec la ouate de cellulose consiste à remplir les caissons de l'ossature, et pour cela on commence par les fermer avec un film respirant que l'on agrafe sur les montants en bois. Ce qui a été fait lundi 13 octobre 2008 avec Abricop, SCOP de construction et rénovation en matériaux naturels.
ABRICOP - 55 rue Basse - 39570 - CONLIEGE
03 84 47 79 75
Site : www.abricop.com
Contact : contact@abricop.com scop.abricop@laposte.net

Caissons fermés

Grand recouvrement qui sera en plus "scotché".
Voici le ruban adhésif spécial pour coller les bandes de toile
Le 30 octobre 2008, l'installation de l'isolation se poursuit avec la fixation des tasseaux horizontaux qui maintiendront la ouate de cellulose insufflée pour limiter les "ventres".

Les 13 et 14 novembre 2008, un des membres d'Abricop est venu insuffler la ouate de cellulose dans les caissons. Pascal a fait le manœuvre pour remplir la machine. Cela dégage beaucoup de poussière de ouate mais ça ne gratte pas. (j'ai (Pascal) encore en mémoire les 15 jours chez RocLaine (Isover-Saint Gobain) à Chalon sur Saône en juillet 1974 pour me faire de l'argent pendant les vacances, ça grattait même 10 jours après, alors plus jamais ça !)

La machine

L'insufflation

On voit le niveau de la ouate en cours de remplissage
La ouate vient de Suisse. C'est du papier journal trié à la main et recyclé. Elle est pure à plus de 99%. Elle est légèrement traitée au borate (sel de bore) pour éloigner les insectes et les rongeurs. D'autre part elle est ignifugée, classée M1 et résiste donc bien au feu (elle se consume difficilement, lentement, et brule sans flamme).
Elle vient bien de Suisse, le drapeau est sur l'emballage et l'adresse mail se termine par .ch !
Isolation de la toiture
L'isolation de la toiture est en laine de bois. Elle a été posée par les charpentiers, en même temps que la toiture.
Sur cette photo on voit bien les différentes couches.
En partant de l'extérieur on voit (1) les tuiles en rouge, (2) le liteau qui tient les tuiles, puis (3) le pare-pluie en bois compressé et paraffiné de 2,5 cm, puis (4) 10 cm d'isolation en laine de bois. Ensuite il y a (5) les voliges en planches d'épicéa brut de 2,7 cm, puis (6) entre les poutres 20 cm de laine de bois en deux couches croisées. Soit un total de 35,2 cm d'isolation. Vient ensuite le film pare-vapeur perspirant, posé lui aussi par les charpentiers. Il me reste à poser des tasseaux afin de créer un vide d'air où circuleront les gaines électriques, puis la finition. Ce seront des plaques de placoplatre de 13 mm en pure gypse comme cela existe (chez Lafarge par exemple) et sans résidus divers comme le placo pas cher...
Cette photo a été faite à l'endroit où passeront les conduits de cheminée, les solins n'étant pas encore posés.
En ce joli mois de mai 2009, je pars à la chasse aux entrées clandestines d'air qui viennent sans aucune autorisation ni visa et font "terriblement" baisser le rendement énergétique de la maison. Pour cela j'utilise des rouleaux de 5 mètres de long de laine de chanvre de 10 cm d'épaisseur sur 60 cm de large, densité 30 kg/m², conductivité thermique de 0,041 W/m.C°, et aussi un mélange de fibres de chanvre et de bois (marque Passivflex), panneaux de 60 x 120 cm, épaisseur 6 cm, densité 45 kg/m², conductivité thermique 0,038 W/m.C°. Le plus difficile est de découper ces matériaux, j'utilise le sabre pour découper ces matériaux, cela va bien, Sabre que l'on trouve dans tous les magasins de bricolage ou de matériaux.

J'ai utilisé la disqueuse avant de découvrir le sabre, c'est moins pratique et fait de la poussière.
J'ai ainsi comblé les espaces au dessus des caissons des volets roulants qui n'ont pas été isolés avec la ouate de cellulose. J'ai mis deux fois 10 cm de laine de chanvre, puis j'ai recouvert le tout plus le caisson du volet roulant avec un panneau en passivflex de 6 cm, avant de mettre le lambris. Il y a une petite partie moins isolée, mais le pont thermique est rompu, c'est 'essentiel.



6 cm de plus posés lors de la finition des lambris, pour isoler le caisson du store.
A l'étage, il a fallu isoler toutes les entrées d'air, fort nombreuses, notament autour des vélux. J'ai donc bourré les espaces avec de la laine de chanvre déchirée pour la faire pénétrer dans les interstices multiples. Puis j'ai mis du collant pour fermer les toiles pare-vapeur.

Depuis, à l'étage, c'est le silence total ! On n'entend plus rien. Si notre voisine passe la tondeuse à gazon (thermique), il faut ouvrir une fenêtre pour l'entendre.
Lorsque l'on fait ces travaux d'isolation, on mesure la différence entre une maison dont on maitrise la construction et une autre fabriquée par un constructeur : c'est là que l'on est content de faire les finitions soi-même, même si certains constructeurs sont très sérieux.

Transport de la laine de bois haute densité en plaques de 6 et 4 cm d'épaisseur : notre vieux J5 a été bien pratique !
Laine de chanvre en rouleau
Mercredi 10 février 2010. A propos d'isolation, l'isolant "standard" utilisé dans beaucoup de maison, la laine de verre pour être précis, a tendance à se tasser à la longue. Un artisan m'a affirmé qu'au bout de 20 ans, la laine de verre est totalement tassée, et son pouvoir isolant devient quasi nul. En effet l'isolation est dûe aux couches d'air supperposées et celles-ci tendent à disparaître à la longue pour la laine de verre. Pour la laine de bois, les fibres ne subissent pas ce viellissement dans le temps. Elles résistent au tassement, comme toute fibre de bois, et l'effet isolant dure. Finalement l'investissement initial est rentabilisé à long terme. Même si la laine de verre a bien évoluée et se tient mieux maintenant, la laine de bois a une durée de vie bien suppérieure. Et en cas de dégradation de l'isolant (frotements, vieillissement...) les fibres de bois sont moins nocives que celles de verre, surtout si ces fibres sont dans l'air. Quant au recyclage, pas de problème, les chutes me servent pour allumer le feu de la cuisinière, c'est très efficace, et cela peut aussi se composter.

Laine de bois souple en plaque : 4 cm celui-ci.
Printemps 2017 : j'ai mis de la laine de bois dans le garage, en isolant le toit et les murs, puis en posant du bois (volige) sur les murs et plafond. Depuis le garage resiste au gel, il ne fait jamais moins de +6 °C, la voiture et autres outils sont donc à l'abri du gel. J'ai mis 10 + 10 + 4 cm au plafond, et 10 + 4 cm dans les murs, croisé bien sûr, puis des voliges clouées de 1,5 cm ! Et 7 ans plus tard, il fait toujours aussi doux l'hiver dans ce garage, c'est un sacré confort pour la voiture qui le matin est moins froide. Soit 25,5 cm au plafond, et 15,5 cm pour les murs. C'est moins que notre maison, mais c'est un garage. Certaines maisons, trop nombreuses, ne sont pas aussi bien isolées que notre garage !

Nous avons aussi utilisé de la laine de chanvre et lin en plaques. Ce matériau est le plus difficile à couper !
La laine de bois Haute densité stockée en attente de la finition des planchers. Elle a attendu 2022 pour enfin être utilisée (14 ans de patience...), elle s'est très bien conservée ! C'est un très bon isolant phonique et thermique. Sa haute densité lui permet d'isoler un plancher sans s'écraser, dessus on peut mettre du placo plancher ou du Fermacell puis carreler, ce que nous avons fait dans la salle d'eau et les WC. On peut aussi mettre directement dessus du parquet flottant.
Pour voir comment nous l'avons utilisé, allez voir : Pose du plancher de l'étage
2026 : 17 ans après, l'isolation n'a pas bougée, elle ne s'est pas tassée et son pouvoir isolant est toujours excellent. L'isolation phonique est toujours aussi bonne, comme l'isolation thermique. Le sur-coût est oublié, reste juste le confort, l'essentiel !
Il suffit de voir combien nous coûte le chauffage et l'électricité pour comprendre combien la qualité de l'isolation est essentielle pour faire baisser la consommation d'énergie de la maison. Pour cela allez sur le chapitre Chauffage de la maison
Avantage d'une maison perspirante.
Tous nos murs et la toiture sont faits avec des matériaux perspirants c'est à dire qu'ils laissent passer l'air et l'humidité, dans les deux sens, mais ils sont étanches au vent et à la puie. Ainsi nous n'avons pas besoin de VMC, cette invention énergivore qui régule l'humidité et la qualité de l'air dans les maisons construites avec des matériaux étanches à tout : cela revient à rejeter à l'extérieur de l'air chaud et le remplacer par un air plus froid l'hiver ou plus chaud l'été...
Nous avons un appareil qui mesure la quantité de CO2 dans la maison. A l'extérieur la quantité de CO2 est de l'ordre de 400 ppm (parties par millions) soit 400 molécules de CO2 présentes dans 1 million de molécules d'air. A l'intérieur nous avons entre 400 et 800 ppm de CO2, , et dès que nous avons plus nous ouvrons la fenêtre pour aérer la cuisine. Cela arrive lorsque nous cuisinons en utilisant le gaz propane, nous ouvrons 5 à 10 minutes la porte fenêtre de la cuisine et l'air revient dans la norme de qualité, en plus cela chasse les odeurs de cuisine. Sinon en vivant normalement, en étant non fumeur, une simple aération de 5 minutes par jour suffit pour assainir l'air. En cas d'absence, comme personne ne pollue, l'air reste en dessous de 400 ppm comme nous pouvons le vérifier depuis notre smartphone qui est relié à l'application de l'appareil de mesure.
Commentaires
1 faure Le 07/05/2009
JE ne trouve que peu de reference à bois compressé : s'agit il d'un OSB, de tri pli (3 couches de bois entre croisés et colles) ou d'un autre materiaux ?
Par ailleurs j'ai suivi vos conseils et envoyé un message à abricop.
Je pense avoir encore des questions cons à poser
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